LA CULTURE, LA MORALE ET LE DROIT

LA CULTURE, LA MORALE ET LE DROIT.

Ce qui fait de l’homme ce qu’il est, réside en sa capacité à surmonter les rivalités naturelles pour vivre en société, d’adopter des comportements qui lui assure une vie plus ou moins sereine au sein d’une communauté.

A l’origine il n’existe ni morale ni droit, il existe une logique existentielle dans un monde hostile. La survie de l’espèce dépend de la faculté de l’homme à vivre en compagnie de ses congénères, d’établir liens basés sur la solidarité au sein de la tribu.

En grandissant le groupe s’hétérogénéise au risque de voir des situations de conflits internes. Plus la société se complexifie, plus les comportements se codifient, se normalisent pour canaliser les rivalités internes. Elles ne disparaissent pas, elles se transforment par une stratification de la société. Chaque strate (communauté) a sa logique existentielle (culture), un mode de fonctionnement qui lui est propre. Cette logique existentielle est fondée sur des comportements qui sont sensés être objectivement favorable à la survie du groupe sans jugement de valeur et qui évolue en fonction des circonstances.

Un comportement culturel peut devenir tradition et glisser insensiblement vers une autre dimension qui tend à lui donner une valeur intrinsèque. On passe de la culture à la morale qui se base souvent plus sur des préjugés ou des habitudes que sur des réalités. La morale est-elle une sclérose de la logique existentielle, une paresse intellectuelle? Je dirais qu’il s’agit d’un passage obligé pour fonder une société. C’est ce qui a mené à la création des religions qui passent de la morale à la loi divine. Les religions sont à la base de toutes les civilisations car elles ont permis l’unification des peuples qui y

adhèrent mais il faut arriver maintenant à s’en libérer pour laisser naître la citoyenneté dans le respect mutuel des cultures.

Croire en Dieu ne nous oblige pas à croire que tous ces rituels hérités d’un autre âge sont le chemin de la vérité. Si Dieu existe, il se contenterait que l’homme applique le seul principe d’éthique de réciprocité et de l’appliquer intelligemment.

« Ce que tu reproches à autrui, ne le fais pas toi-même ;

comme tu juges qu’autrui devrait agir à ton égard, agis toi-même

vis-à-vis de lui ».

« Ce que tu redoutes ne le fais pas à autrui, ce que tu désires

qu’il te soit fait, fais-le toi-même pour les autres ».

L’importance du droit est d’encadrer et de préserver le respect de toutes les cultures qui acceptent ce principe individuellement est collectivement car toutes les cultures ne sont pas socialement acceptables : les milieux du banditisme, du terrorisme ou même certains milieux financiers agissent comme des prédateurs, ils ont pourtant une culture qui leur est propre. 

Le droit doit être applicable à tous sinon c’est un privilège.  Le privilège est l’ennemi de la démocratie

 

JACQUEMART ALAIN

 

 

 

JACQUEMART ALAIN

 

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